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Suez lance un vaste plan de cessions-acquisitions

Posté par Sophia sur 2019-10-07
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Suez hausse ses ambitions. Il veut devenir le «leader mondial des services à l’environnement». L’annonce a été faite hier mercredi via le lancement d’un vaste plan de cessions-acquisitions. L’objectif ciblé par le français est d’accroître sa rentabilité et de conquérir de nouveaux marchés.

Le montant de cette «rotation d’ac­tifs» portera sur 15 à 20% des capitaux employés. «Cela représente entre 3 et 4 milliards d’euros», a indiqué lors d’une conférence de presse le directeur général Bertrand Camus, en présentant «Shaping Suez 2030», le nouveau plan stratégique du groupe, aujourd’hui n°2 mondial du secteur (derrière Veolia, un autre français).

La nouvelle direction, installée en mai dernier, mène depuis plusieurs mois une revue du portefeuille du groupe, mais Ca­mus n’a pas souhaité donner de détails sur les sociétés qui pourront être concernées.Le géant français du traitement de l’eau et des déchets veut être plus sélectif en matière de croissance, et améliorer la création de valeur pour toutes les parties prenantes, notamment sa capacité de distribution de dividendes, rapporte l’agence AFP. Ce plan de transformation rapide prévu sur quatre ans vise de premiers résultats tangibles dès 2021.

Le groupe annonce aussi un pro­gramme d’efficacité de 1 milliard d’euros, passant par une amélioration des processus opérationnels (numérisation des opérations, groupement des achats avec la réorganisa­tion sur six régions, volet immobilier…). «L’objectif est de passer à un rythme d’économies d’environ 250 millions d’eu­ros par an contre 170 aujourd’hui, a précisé Camus», relayé par l’AFP.

«Ce n’est pas un plan de suppression d’emplois, mais un plan de performance opérationnelle, pour repenser la façon dont nous fonctionnons. Il y aura bien entendu des ajustements au niveau local, mais il n’y a pas de plan de réduction d’emplois», signale le management. Le groupe est depuis quelques mois sous la pression du fonds activiste britan­nique Amber Capital, actionnaire à 1,9%, qui lui a demandé de «remettre à plat sa stratégie».

On reproche à Suez de prioriser la croissance du revenu, du chiffre d’affaires, au détriment de la rentabilité des actifs, ex­plique Tancrède Fulop, analyste financier chez Morningstar. Et dans le même temps, le dividende est stable depuis 2008, année de cotation de l’entreprise, souligne-t-il.

Mercredi 2 octobre, Suez a indiqué qu’il comptait maintenir le dividende à son niveau (65 centimes) sur les deux prochaines années, «pour pouvoir ensuite le faire croître avec l’aug­mentation des résultats en termes d’EPS (béné­fice par action) et de cash flow récurrent (liquidi­tés)».

Les objectifs fixés pour 2021 prévoient un résultat par action de 80 centimes. Le montant en 2018 était de 47 centimes, souligne le directeur gé­néral. Succédant au pré­sident historique Gérard Mestrallet, Camus a pris la tête du groupe en mai au côté de Jean-Louis Chaussade, directeur général sortant et désor­mais président du conseil d’administration.

Avec l’eau et les dé­chets, enjeux renforcés par le réchauffement cli­matique et la nécessité de valoriser les ressources, Suez est «sur des mar­chés porteurs», souligne la direction, relevant l’im­portance de l’innovation et la montée en puissance de concurrents locaux.

Déjà fortement im­planté en France et dans le reste de l’Europe, le groupe compte faire passer le marché inter­national (hors UE) de 38% à 60% de son activité. Il évoque certains marchés cibles marqués par de forts besoins en infrastruc­tures environnementales. Le groupe a par exemple annoncé en juillet qu’il construirait à New Delhi la plus grande station d’épu­ration d’Inde.

Outre le marché traditionnel des villes, Suez veut également relever la part des clients industriels à 50% de son chiffre d’affaires (40% aujourd’hui). Le groupe entend enfin pousser les nou­veaux métiers liés aux technologies et solutions numériques sur des sujets tels que la qualité de l’air et l’agriculture intel­ligente, segment qui passerait ainsi de 20 à 30% de son activité.

Nouveau contrat en Chine

LE groupe français du traitement des déchets et de l’eau a annoncé, hier mercredi, avoir remporté un contrat d’environ 1 milliard d’euros sur une durée de 50 ans pour assurer le traitement des eaux usées d’un site industriel chimique en Chine.
Suez a créé une co-entreprise qui sera chargée de l’investissement, de la construction et de l’exploitation d’une usine de traitement des eaux usées du parc industriel chimique de Dongying, situé dans la province du Shandong, au sud-est de Pékin, détaille le groupe dans un communiqué. Cette usine assurera un traitement centralisé de l’ensemble des effluents produits par les industries de la zone. Dongying est l’une des premières bases pétrolières en Chine, dont le parc industriel accueille les principaux acteurs de la pétrochimie, souligne Suez.
Les travaux de construction de l’usine débuteront fin 2019 pour une mise en service un an plus tard. Le groupe est déjà présent dans 13 parcs indus­triels en Chine.

A.G.

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