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Ali Hammani : «Le Maroc a encore une marge importante en matière de développement des filières agricoles»

Posted by Sophia on 2019-04-13
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Les changements globaux et l’évolution technologique nécessitent de nouvelles compétences et profils d’ingénieurs pour les années à venir. Conscient de ces défis, l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat entend lancer de nouvelles filières d’ingénieurs, médecins vétérinaires et masters spécialisés. Tour d’horizon avec le professeur Ali Hammani, directeur de l’IAV Hassan II, sur les principaux enjeux de la formation dans le domaine de l’agriculture.
En tant qu’institut spécialisé dans le domaine de l’agriculture, comment arrivez-vous à répondre aux besoins du marché ?
La formation de cadres de haut niveau dans différents domaines de l’agriculture, de la pêche maritime, de la santé animale et du développement rural a été un véritable défi. L’IAV Hassan II a fortement contribué à relever ce défi par la formation de cadres de hauts niveaux dans les domaines précités.
Aujourd’hui, il se présente comme un centre polytechnique multidisciplinaire de formation, de recherche/développement et d’expertise en agriculture et développement rural. Notre connexion permanente avec les professionnels du secteur à travers les stages des étudiants, projets de recherche ou réunions bilatérales et séminaires scientifiques nous permet d’adapter nos cursus de formation aux besoins réels du marché. Il est important de souligner que l’IAV participe régulièrement à la formation continue des acteurs du secteur agricole.
Quel est le taux d’insertion de vos lauréats ?
L’IAV Hassan II a formé 14 400 cadres de haut niveau (dont 10% de pays africains) : 10 220 ingénieurs, 1 700 médecins vétérinaires et 2 180 techniciens spécialisés. En raison de la polyvalence de leur formation, une grande partie des lauréats de l’IAV Hassan II exerce dans d’autres secteurs économiques du pays. Il œuvre ainsi au développement économique du pays à travers son développement agricole et celui des zones rurales ainsi qu’à la sécurité alimentaire. L’IAV Hassan II s’est également engagé à former des étudiants et cadres de pays africains amis. C’est ainsi que plus de 1000 ingénieurs et médecins vétérinaires provenant de l’Afrique ont été formés pour contribuer au développement agricole et rural de leurs pays. La multidisciplinarité et la richesse des profils de l’IAV Hassan II ont fait que les lauréats de l’IAV HassanII ne connaissent pas de difficultés majeures quant à leurs insertions professionnelles. Une étude réalisée par le ministère a révélé que le taux d’insertion des lauréats, une année après l’obtention du diplôme, frôle les 100%. A l’exception de quelques courtes périodes où la conjoncture économique du Maroc n’a pas été favorable (sécheresses successives notamment). En règle générale, l’insertion de l’ingénieur et le médecin vétérinaire de l’IAV Hassan II est assez rapide dans le marché du travail.
Selon vous, les formations actuelles arrivent-elles à couvrir les besoins du marché ?
Faut-il parler des besoins du marché ou du potentiel du marché ? S’agissant des besoins effectifs, il est à noter que pour certaines filières de formation, à titre d’exemple, le génie rural, la topographie et médecine vétérinaire, on n’arrive pas à satisfaire les besoins du marché, compte tenu de la capacité d’accueil dont on dispose à l’IAV Hassan II. Si l’on parle du potentiel du marché, le Maroc a encore une marge importante en matière de développement des filières agricoles, de leur valorisation par le développement de son agro-industrie et par le renforcement de ses infrastructures agricoles et rurales.
Les besoins en cadres, lauréats de l’IAV, se font également ressentir dans les secteurs autres que l’agricultures notamment l’Intérieur et les Collectivités locales, les Finances et l’Assurance, le Département de l’Eau, l’Equipement, le Tourisme, les Habous, etc. En somme, l’IAV Hassan II a un potentiel énorme de développement de ses filières. Une réflexion est ainsi menée pour améliorer notre offre de formation et de recherche dans l’objectif de mieux accompagner la mise en œuvre de la stratégie agricole et du développement rural du ministère.
Avez-vous lancé de nouvelles filières ou de nouvelles spécialisations ?
Depuis sa création, l’IAV Hassan II n’a cessé de diversifier et renforcer son offre de formation pour répondre aux nouveaux besoins du marché. La formation à l’IAV Hassan II est très diversifiée, aboutissant aux diplômes suivants, outre le diplôme de médecine vétérinaire. Nos ingénieurs agronomes sont spécialisés dans huit filières (ingénierie des systèmes de production végétale, horticulture, protection des plantes, ingénierie de production animale, halieutique, ressources naturelles et environnement, architecture du paysage et ingénierie de développement économique et sociale. Nous formons également des ingénieurs en génie rural, en sciences géomatiques et ingénierie topographique et en industrie agricole et alimentaire. L’IAV Hassan II délivre aussi des diplômes de master et de master spécialisé. Ces masters sont ouverts selon les opportunités qui s’offrent (besoin de formations spécifiques, disponibilité de financements, …). Actuellement, deux Masters sont ouverts et couvrent une dimension régionale et africaine importante. Le Master “Systèmes mondiaux de navigation par satellites (GNSS)” et le Master “Sciences géospatiales et gouvernance foncière (SGGF)”. Les changements globaux et l’évolution technologique nécessiteront de nouvelles compétences et profils d’ingénieurs. Conscient de ces défis, l’IAV Hassan II soumettra des dossiers d’accréditation dès la rentrée académique 2020/2021 pour de nouvelles filières d’ingénieurs, médecins vétérinaires et masters spécialisés. Il s’agit notamment de l’agriculture de précision, l’agriculture oasienne et saharienne, l’agriculture tropicale, l’agriculture urbaine, l’agroécologie et agroforesterie, le building Information Modelling (BIM), les énergies renouvelables, la géomatique appliquée, l’horticulture durable, l’informatique appliquée à l’agriculture, l’intelligence artificielle appliquée à l’agriculture, la médecine vétérinaire spécialisée ainsi que la santé végétale et qualité des produits végétaux.
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